LA « ville capitale » NE VEUT PAS SIGNER DE PROTOCOLE .../Ds.2
"En marge des opérations de secours, le gouvernement a réprimandé la direction de la compagnie électrique Tepco après un incendie et une légère fuite radioactive dans sa centrale de Kashiwazaki-Kariwa, une des plus grandes du monde".
"Les sauveteurs s'efforçaient mardi de venir en aide aux milliers de sans-abri, dont beaucoup de personnes âgées, tandis le débat sur la sécurité nucléaire prenait de l'ampleur, au lendemain du séisme qui a fait 9 morts et un millier de blessés dans le centre du Japon".
"Je reconnais qu'il y a eu une certaine inefficacité dans nos mesures" de lutte anti-incendie, s'est excusé le président de Tokyo Electric Power (Tepco), Tsunehisa Katsumata, après s'être fait morigéner par le ministre de l'Economie et de l'Industrie, Akira Amari.
La lenteur à régler l'incident "pourrait amener les gens à ne plus faire confiance à l'énergie nucléaire", s'est inquiété le ministre.
Le Japon, qui dispose de très peu de ressources naturelles, dépend à 35% du nucléaire civil pour son électricité.
"Le plus effrayant c'est de penser qu'il puisse y avoir un grave accident à la centrale nucléaire", a déclaré à l'AFP Takumi Nakata, un enseignant de 38 ans, après avoir passé la nuit dans un hébergement d'urgence.
"J'espère qu'ils disent la vérité et que cet accident était bénin", a-t-il poursuivi". (AFP)
Interdiction du MOX
En mai 2001, un référendum organisé dans le village de Kariwa (3605 électeurs) s'est prononcé à 53% contre l'utilisation du combustible MOX par la centrale nucléaire. La compagnie Tokyo Electric Power Co (Tepco) devait donc renoncer à utiliser le combustible MOX à Kashiwazaki-Kariwa. En cas d'utilisation du MOX, la marge de sécurité du réacteur nucléaire est moindre dans la mesure où le plutonium réagit plus rapidement que l'uranium, a expliqué la porte-parole de Greenpeace, Kazue Suzuki. C'est comme un train fou. Une fois qu'il est parti, il est très difficile de l'arrêter.





