"Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine. Si on n'est plus choqué quand quelqu'un n'a plus un toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société, où vous voulez que vos enfants vivent en paix, qui s'en trouvera remis en cause."
"Je veux, si je suis élu président de la République, que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid"
Nicolas Sarkozy. 
 
... Il te reste un peu moins d'1 AN ...
Ds.2-0080517

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070404-MalLoges.jpg"Mieux vaut être blanc, riche et en bonne santé". Coluche

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Mal-logés: Boutin "déterminée", nouveau campement place de Stalingrad

PARIS (AFP) 071102 - Les femmes africaines mal logées qui ont entrepris depuis un mois d'occuper la rue de la Banque, au centre de Paris, ont été à nouveau évacuées par la police jeudi tandis que la ministre du Logement Christine Boutin refusait d'être impressionnée par la "gesticulation médiatique" des vedettes venues les soutenir.

Lors de l'évacuation, trois de ces femmes ont été légèrement blessées et conduites à l'hôpital de l'Hôtel Dieu, l'une souffrant au poignet, une autre à la cheville et une dernière a été victime d'une crise d'épilepsie, selon la police.

Les blessures ont été provoquées "dans la bousculade mais les victimes n'ont pas été poussées" par les policiers et gendarmes mobiles, a-t-on assuré de même source.

Ces femmes, certaines accompagnées d'enfants en bas âge, venaient de passer la nuit sur le trottoir, à l'endroit même où la police avait évacué la veille leur campement de tentes dressées depuis un mois sous les fenêtres du "ministère de la crise du logement", un immeuble squatté du IIe arrondissement.

La police a ensuite bloqué l'accès à cette partie de la rue, interdisant du même coup l'entrée de l'immeuble. Les mal-logées ont reçu la visite des actrices Josiane Balasko et Emmanuelle Béart, venues manifester leur soutien.

"C'est épouvantable, ils sont exploités... Ce sont des gens qui n'ont plus rien à perdre...Ils sont en hébergement, en foyer, dans des hôtels qui sont des marchands de sommeil déguisés et ils veulent pouvoir vivre décemment", a déclaré à la presse Josiane Balasko.

"Quelles sont les séquelles à long terme sur la scolarité de leurs enfants ? Sur la possibilité pour ces femmes de continuer à travailler car elles ont toutes des papiers et elles travaillent ?", s'est interrogée Emmanuelle Béart, favorable aux réquisitions d'immeubles vacants.

La veille, Gérard Depardieu, Guy Bedos et Richard Bohringer étaient venus exprimer leur solidarité. Leur geste a conduit Christine Boutin à assurer dans un communiqué qu'elle ne se laisserait "influencer par aucune gesticulation médiatique, surtout lorsqu'elles émanent de personnalités très estimables dans leur métier mais totalement incompétentes sur les questions du logement".

Elle s'est dite "déterminée à ne pas tolérer que des campements (de mal-logés) s'installent dans Paris". Elle a affirmé qu'elle attendait toujours de la part de l'association Droit au Logement (Dal), qui soutient activement ces femmes, une liste de noms des familles "jugées comme prioritaires pour le logement selon les critères de la (future) loi sur le Droit au logement opposable" (dalo).

Après un premier refus de la part de Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Dal, Mme Boutin est revenue à la charge. Dans un communiqué, elle a annoncé jeudi soir qu'elle avait une nouvelle fois proposé au Dal de lui remettre cette liste, lors d'une rencontre, vendredi à 15H00, entre son chef de cabinet et M. Eyraud.

Interrogé par l'AFP, M. Eyraud a déclaré qu'il s'y rendrait. Mais il a répété qu'il ne présenterait cette liste des quelque 320 familles africaines ayant participé au mouvement rue de la Banque depuis un mois que "si toutes étaient assurées d'un relogement" et pas seulement celles se trouvant dans "une situation épouvantable".

Choisissant le 1er novembre, premier jour de la trève hivernale pour les expulsions de locataires, une autre association, le Comité Actions Logement (Cal), a tenté d'ouvrir un nouveau front en installant une centaine de mal-logés place de Stalingrad, dans le nord-est de Paris.

Toujours cernés par la police jeudi soir vers 20H00, ils ont exprimé l'intention d'y passer la nuit.
 
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Presque 1 Million d’expulsables !

(c) All rights reserved 070404

Notre pays, selon l’Insee, compte aujourd’hui 722.500 personnes en situation de loyers impayés depuis plus de deux mois. Comme chaque année, la « trêve hivernale" qui court du 1er novembre au 15 mars a expiré. Si les expulsions locatives, qui ont repris depuis, se poursuivent à leur rythme, cette douloureuse « facture sociale » à la française risque de se saler.

Dans la capitale, certains propriétaires fonciers du XX arrondissement n’hésitent pas à réclamer des augmentations de loyer deprès de 300 euros. Ils ne sont pas les seuls. Ces augmentations subites étranglent les locataires du secteur privé des quartiers populaires. Ils se retrouvent, d’un coup, à ne plus pouvoir payer leur loyer et peuvent facilement tomber dans la spirale infernale des « mal-logés », voire des « sans-logement».

En attendant la mise en oeuvre, le 1erdécembre 2008, de la loi adoptée en début d’année sur le droit au logement opposable, plusieurs associations récalment "un moratoire sur les expulsions" des personnes les plus démunies.
Pour tous les autres « mal-logés », il faudra patienter jusqu’au
1er janvier 2012 si le cap est tenu par le gouvernement … - afin que la loi soit appliquée. Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation de l’éminent Abbé qui vient de nous quitter, demande un moratoire pour les personnes les plus démunies et le paiement des indemnités de loyers par la Solidarité Nationale.
Les « sans-logement » devront, quant à eux, attendre encore davantage, jusqu’à quand ? 2020 ? 2030 ? Ds.2