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Certains évènements peuvent mettre le feu aux poudres... Ds.2
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Tiens ta langue, John ! Distancé de dix points dans les sondages, le candidat républicain, John McCain, a appelé, dimanche 12 octobre, à une "campagne respectueuse", avant de déraper verbalement. Devant une cinquantaine de ses partisans réunis à son QG de campagne, à Arlington, en Virginie, où il s'est retiré pour préparer le débat de mercredi, il a déclaré : "Je respecte le sénateur Obama. Nous mènerons une campagne respectueuse et nous ferons en sorte que tout le monde fasse de même et cela est important", a-t-il dit devant des bénévoles travaillant pour sa campagne. Jusqu'ici, tout va bien. Puis, les choses se corsent.

John McCain a également dit en parlant de son adversaire qu'il allait "fouetter * son 'vous savez-quoi'" lors du débat télévisé, ce qui a provoqué les rires et les applaudissements de l'assistance.
Ce commentaire vraisemblablement non prévu pourrait lui attirer des critiques car le fouet reste aux Etats-Unis un instrument lié à l'histoire de l'esclavage. Surtout, cette sortie intervient au moment où la question raciale, longtemps taboue, a fait irruption dans la campagne avec les déclarations d'un parlementaire démocrate, John Lewis, figure de la lutte pour les droits civiques dans les années 1960, qui a accusé ce week-end John McCain d'inciter à la haine contre Barack Obama.....LeMonde.fr - Lundi 13 octobre, 09h46

* TROIS ANCIENS ESCLAVES RACONTENT
LEWIS CLARKE
"SA TROUVAILLE ADMIRABLEMENT CHOISIE "
Lewis Clarke a été un enfant esclave dans le Kentucky. Il a été fréquemment fouetté par sa maîtresse. Ici, il décrit les instruments qu'elle utilisait pour le punir.
Les instruments de torture de ma maîtresse ont été d'ordinaire le fouet à lanières ou un faisceau de pousses de noyer séchées dans le feu et liés ensemble. Et s'ils n'avaient pas été dans sa main, c'est que quelque chose allait de travers. Elle pouvait avoir un plaisir évident à frapper avec une chaise, un balai, des fers à friser, une pelle, des cisailles, le manche d'un couteau, le lourd talon de son escarpin ou un trousseau de clefs; son ardeur était si énergique pour infliger ces actes barbares que sa trouvaille admirablement choisie de l'instrument pour infliger la torture était vite trouvé.
Un instrument de torture mérite une description particulière. C'était une batte en chêne d'un pied et demi de longueur et un pouce et demi sur un pouce et demi de grosseur. Avec cette arme délicate, elle nous frappait sur les mains et sur les pieds jusqu'à ce qu'ils soient pelés. Cet instrument a été soigneusement gardé pendant une période de quatre ans. Chaque jour, je fus contrains de voir cet outil de cruauté détesté, posé sur la chaise à côté de moi. A la moindre faute, ne pas faire tout le travail demandé, pour une question d'aspect ou de comportement, j'étais éprouvé par les coups de cette batte. Celle-ci jouera toujours un rôle de premier plan dans l'histoire des horreurs de ma vie de plus de vingt ans de servitude amère...
Madame Banton, comme c'est courant parmi les femmes propriétaires d'esclaves, semblait me haïr et m'a accablé de mauvais traitements parce que j'ai du sang de son père dans mes veines. Il n'y a pas d'esclaves qui sont traités de façon aussi dure que ceux qui sont apparentés à des proches des femmes ou des enfants de leur propre mari; il semble bien qu'elles n'ont jamais assez haï ceux-ci totalement.
Extrait de: "Interesting memoirs and documents relating to American slavery and the glorious struggle now making for complete emancipation." Londres, 1846.
FREDERICK DOUGLASS
"RAISONS POUR LESQUELLES UN ESCLAVE PEUT ÊTRE FOUETTÉ"
Peut-être le plus ardent des avocats pour l'égalité des droits du dix-neuvième siècle, Frederick Douglass est né en esclavage sur la côte est du Maryland en 1818, d'une femme esclave et d'un homme blanc inconnu. Pendant qu'il travaillait à calfater les bateaux, il apprit à lire lui-même. Après qu'il se soit évadé de l'esclavage à vingt ans, il devint l'orateur le plus efficace du mouvement abolitionniste et publia un journal anti-esclavagiste influent , "The North Star". Dans cet extrait de ses trois autobiographies, il décrit les circonstances qui incitaient les maîtres à fouetter leurs esclaves.
Un simple regard, un mot, un mouvement, une erreur, un accident ou prise de pouvoir, sont les raisons pour lesquelles un esclave peut être fouetté n'importe quand. Est-ce qu'un esclave a l'air mécontent? Il est dit qu'il a le diable en lui et il doit être fouetté aussitôt. L'esclave a-t-il parlé trop fort quand il s'est adressé à son maître? Il a l'âme noble alors, et il doit être abaissé d'une boutonnière plus bas. A-t-il oublié d'enlever son chapeau devant une personne blanche? Il a fait défaut alors d'un grand manque de respect et il doit être fouetté pour cela. N'a-t-il jamais entrepris de justifier sa conduite quand on l'a critiqué? Il est coupable d'impudence alors, (un des plus grands crimes qu'un esclave puisse se rendre coupable). N'a-t-il jamais entrepris de suggérer une façon différente de faire les choses de celle que son maître lui a montré? Il est vraiment présomptueux et il commence à avoir la grosse tête...
Extrait de: "Narrative of the life of Frederick Douglass, an American slave. Leeds, 1846.
JAMES MARTIN
"LES ESCLAVES SONT MIS DANS DES STALLES COMME DU BÉTAIL"
James Martin, né sur une plantation de Virginie en 1847, avait quatre-vingt-dix ans quand il fut interviewé par le "Works Progress Administration" en 1937. Après la guerre de sécession, il alla au Texas où il servit au neuvième "U.S. Cavalry" et ensuite travailla comme cow-boy. Ici, il décrit une vente aux enchères d'esclaves.
Les esclaves sont mis dans des stalles, comme les enclos qu'ils utilisent pour le bétail, un homme et sa femme avec un enfant dans chaque bras. Et il y a un rideau, quelquefois juste un drap sur le devant de la stalle, ainsi les enchérisseurs ne peuvent pas voir le "lot" trop tôt. Le remplaçant du contremaître juste à côté dehors avec un fouet comme un grand serpent noir et une corne à poudre pour son pistolet à la ceinture. De l'autre côté de la petite place, il y a une grande estrade avec des marches pour y monter.
Ensuite, ils tirent le rideau vers le haut et les enchérisseurs s'entassent autour. Ceux qui sont derrière ne peuvent pas voir, le contremaître, un poivrot, sort les esclaves et les conduit sur l'estrade et clame l'âge des esclaves et ce qu'ils savent faire. Il y a des gants blancs là et un des enchérisseurs en prend une paire, les enfile puis frotte ses doigts sur les dents de l'homme et il dit au contremaître, "Vous dites que ce baudet a vingt ans? Ses dents sont usées comme s'il avait quarante ans." Ainsi, le prix de ce baudet est baissé à mille dollars. Ils appellent les hommes "baudets" et les femmes "gigolettes".
Quand les esclaves sont sur l'estrade, qu'ils appellent le "billot", le contremaître hurle: "Tom ou Jason, montre aux enchérisseurs comment tu marches". Puis, l'esclave traverse l'estrade et les enchères commencent.
A ces ventes d'esclaves aux enchères, le contremaître hurle: "Dites, vous les baudets et les gigolettes! Sortez de votre trou! Venez ici!" Puis, il les fait sautiller, il les fait trotter, il les fait sauter. "Combien?!" Il hurle: "pour ce baudet? Mille? Onze cents? Douze cents dollars? Puis les enchérisseurs font des offres selon la taille et la conformation.
Extrait de: "The american slave: a composite autobiographie." Westport, conn. 1972. Traduit de l'Anglais par Jean-Pierre Pazzoni.
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Publié le 05/10/2008 à 09:30 Reuters
Barack Obama "fraye avec les terroristes", selon Sarah Palin
· La candidate républicaine à la vice-présidence américaine Sarah Palin a accusé samedi le démocrate Barack Obama de "frayer avec les terroristes", symbolisant le durcissement de la campagne présidentielle.
La candidate républicaine à la vice-présidence américaine Sarah Palin a accusé samedi le démocrate Barack Obama de "frayer avec les terroristes", symbolisant le durcissement de la campagne présidentielle.
Alors que le candidat républicain à la Maison blanche, John McCain, est devancé par Obama dans les Etats-clés et à l'échelle nationale à un mois de l'élection, selon plusieurs sondages, sa colistière est passée à l'offensive, affirmant : "Il y a un moment où il faut arrêter de prendre des gants et ce moment est venu."
Elle a profité d'une collecte de fonds à Englewood, au Colorado, pour se lancer dans une diatribe féroce contre Obama en faisant référence à ses relations supposées.
"Notre adversaire est quelqu'un qui considère l'Amérique, semble-t-il, si imparfaite qu'il fraye avec des terroristes ayant pris pour cible leur propre pays", a-t-elle déclaré.
La gouverneur de l'Alaska a cité une enquête du New York Times sur les relations entre le candidat démocrate et Bill Ayers, professeur à l'université de l'Illinois et ancien membre de l'organisation Weather Underground, qui a commis des attentats pendant la guerre au Vietnam. Le quotidien a conclu que les deux hommes n'étaient pas proches.
L'équipe de campagne d'Obama a jugé que ces propos, prononcés peu après qu'un porte-parole de McCain ait qualifié le sénateur métis de "menteur", relevaient de la "politique de caniveau".
"Aujourd'hui, le ticket McCain-Palin a franchi un pas supplémentaire dans sa campagne de discrédit, de déshonneur, en annonçant qu'il allait essayer de 'tourner la page de la crise' financière et lançant de nouvelles attaques personnelles contre le sénateur Obama", a réagi le porte-parole d'Obama, Hari Sevugan.
"Plutôt que d'offrir des solutions pour les Américains qui travaillent et pour les familles qui bataillent face à une économie malade, ils ont privilégié la politique de caniveau et des attaques erronées."
En campagne en Caroline du Nord, Obama n'a pas commenté directement les déclarations de Palin mais a expliqué qu'il poursuivrait une campagne positive.
"La plupart (des gens) sont fatigués de la politique de distraction, de la politique de division (...) qui dit qu'il faut simplement diffuser des spots désagréables et mentir sur ses adversaires pour gagner une élection", a-t-il affirmé.
Obama et Ayers se sont côtoyés lorsqu'ils faisaient partie de la direction d'une même fondation à Chicago. Le candidat démocrate a souligné qu'il n'avait que huit ans lorsque l'organisation Weather Underground a commis ses attentats les plus connus.
Jason Szep, avec Mark Egan, version française Grégory Blachier
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Coupe de la Ligue: indignations et plaintes contre une banderole anti-Ch'tis
dim 30 mar, 22h17 / Une banderole stigmatisant les habitants du Nord et déployée samedi au Stade de France en finale de la Coupe de la Ligue Paris SG-Lens (2-1) a soulevé une vague d'indignations dimanche, qui se traduira notamment par les plaintes de la Ligue et du député-maire de Lens Guy Delcourt.
La banderole proclamait: "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Cht'is", en référence au film à succès de Dany Boon.
"Je porte plainte contre X au Tribunal de grande instance de Béthune comme maire de Lens et au Tribunal de grande instance de Paris comme député. J'ai averti et reçu le soutien de toute la classe politique de la région", a dit M. Delcourt à l'AFP en précisant qu'il allait aussi saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde).
L'élu PS a assuré que le président de la République Nicolas Sarkozy, présent en tribune officielle, avait "réagi très vite" et "exigé que la banderole soit retirée". M. Delcourt a d'ailleurs demandé la citation comme témoins du chef de l'Etat, de la ministre de la Justice Rachida Dati et du secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte.
La Ligue de football professionnel (LFP) a également annoncé son intention de porter plainte, dès lundi, pour "incitation à la haine et à la violence", plainte à laquelle "s'associeront" les deux clubs finalistes.
Implicitement visés, les supporteurs parisiens de la tribune Boulogne ont "condamné les propos des banderoles" et se sont "désolidarisés de ce fait isolé de quelques individus", a indiqué à l'AFP le porte-parole de cette tribune sulfureuse du Parc des Princes, Philippe Pereira.
Le président du PSG avait présenté en milieu de journée sur France 2 ses "excuses officielles" aux Lensois. "Cette banderole ignoble hier soir m'a personnellement gâché mon lendemain de victoire", a aussi déclaré Alain Cayzac.
Bernard Laporte, a, lui, condamné "les agissements inadmissibles de quelques supporters" avec une banderole "dont la stupidité a gâché le spectacle d'une belle finale", et a demandé "la plus grande fermeté", tout en insistant sur le "dispositif d'interdiction administrative de stade encore insuffisamment appliqué en France".
Dès l'issue du match, l'entraîneur nordiste Jean-Pierre Papin avait estimé qu'il fallait "juger Paris sévèrement", puisqu'"on a jugé Metz sévèrement" (un point retiré, un match à huis clos) dans l'affaire Ouaddou, du nom du capitaine marocain de Valenciennes qui avait essuyé des insultes racistes à Metz le 16 février de la part d'un supporteur lorrain.
Sur le plan sportif, M. Delcourt voudrait "faire rejouer le match car il s'agit d'une Coupe", ce que réclame également le club lensois. Ce sera à la commission de discipline de la Ligue, qui s'est saisie de l'affaire, de trancher.
Frédéric Thiriez, le président de la LFP, a en tout cas souligné que "la sévérité dont a su faire preuve la Ligue dans ce domaine vaudra pour tout le monde", en référence aux sanctions prises contre Metz.
Les joueurs parisiens sont plus réservés sur les sanctions sportives. "Une sanction financière pour le club, je suis d'accord, mais il ne faut pas aller au-delà, ne pas tomber dans l'exagération, a estimé Jérôme Rothen. J'espère qu'on va trouver une solution, mais sanctionner sportivement un club ne sert à rien."
La question porte désormais aussi sur d'autres responsabilités éventuelles. "Les palpations ont été faites par la police et cette banderole est arrivée sauvagement, mais il y a des moyens, une vidéo-surveillance qui doit permettre d'identifier les coupables, les sanctionner durement", a estimé Alain Cayzac, sur la même longueur d'ondes que son homologue lensois.
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Le film du néerlandais Geert Wilders sur le coran mis en ligne
Reuters - Jeudi 27 mars,19h47
AMSTERDAM (Reuters) - Le film sur le coran de Geert Wilders, député néerlandais d'extrême droite, a été mis en ligne sur le site internet de sa formation, le Parti de la liberté (PVV), malgré les craintes des autorités.
L'élu ne cache pas son hostilité à l'égard de l'islam et de son livre saint, qu'il juge"fasciste" et dont il réclame l'interdiction. Son film de quinze minutes intitulé "Fitna", terme arabe utilisé dans le Coran pour évoquer la guerre civile, n'a pas trouvé de distributeur aux Pays-Bas.
Le gouvernement, qui a nettement pris ses distances, redoute qu'il ne donne lieu à une réédition des troubles suscités par la publication des caricatures de Mahomet dans la presse danoise, en 2006.
Version française Jean-Philippe Lefief_________________
Le ciel nous tombera-t-il sur la tête ?
NouakchottK (Reuters) - Après avoir cru dans un premier temps à un acte crapuleux, les autorités mauritaniennes privilégient la piste d'Al Qaïda dans le meurtre, lundi, de quatre touristes français dans le sud, généralement sûr, du pays.
Dans un communiqué, le parquet a annoncé mercredi que deux des trois suspects étaient des "jeunes gens Mauritaniens (...) soupçonnés d'appartenance à des groupes extrémistes salafistes" - allusion au Groupe salafiste pour la prédication et le combat, mouvement islamiste armé algérien qui se fait désormais appeler Organisation Al Qaïda au Maghreb islamique.
En septembre, le n°2 d'Al Qaïda, l'Egyptien Ayman al Zaouahri, avait appelé les musulmans de la région à "nettoyer" les terres du Maghreb des Français et des Espagnols pour y rétablir l'islam comme à l'époque de l'Andalousie du XVIIe siècle. Suite ...





