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"Une infime variation d'un élément peut s'amplifier progressivement, jusqu'à provoquer des changements énormes au bout d'un certain temps. Cette notion ne concerne pas seulement la météo, elle a été étudiée dans différents domaines. Si on l'applique aux sociétés humaines, cela voudrait dire que des changements de comportement qui semblent insignifiants au départ peuvent déclencher des bouleversements à grande échelle"... "Le couteau «papillon» appartenait à un gamin de 13 ans".
Lyon (Reuters) / samedi 14 janvier 2006, 22h24 / Un lycéen mis en examen pour avoir menacé son proviseur
"Ensuite je suis arrivé et c'est là qu'il s'en est pris à moi. Il a sorti un couteau papillon à trois lames et m'a menacé. Nous avons réussi à le convaincre de laisser sortir son camarade. Il est ensuite sorti à son tour. Mais dans le couloir se sont les policiers que nous avions prévenus qui l'ont ceinturé. Heureusement il y a eu plus de peur que de mal", a conclu le proviseur. Lire la suite ...
Lien vers d'autres sources ... pour creuser le sujet ... à la recherche du temps ... perdu ?! Ds.2
"Quand les jeunes se vengeront" ....
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L'Express du 19/04/2004
Chaque semaine, ou presque, un jeune tue. Ces actes troublent tant qu'on finit par les banaliser et les nier Ce sont des petits meurtres entres ados. La routine, dit-on. Même leurs auteurs le clament: «Des scénarios comme ça, il y en a tous les jours à la télé», a lancé aux policiers un garçon de 17 ans avant de narrer comment, avec un copain, il avait tué Cédric, 15 ans, coupable de les avoir dénoncés pour un vol de voiture, de 14 coups de couteau, au Teil (Ardèche). A Lyon, c'est un adolescent de 16 ans qui, pour une histoire idiote, a blessé à mort l'un de ses camarades de classe. Rixe qui dégénère, règlement de comptes ou crise d'ego, chaque semaine ou presque, on apprend qu'un jeune, en bande ou seul, a rayé de la planète l'un de ses proches. Une psychiatre, Hélène Nicolle, vient de consacrer aux meurtriers adolescents sa thèse, la première sur le sujet. «A cet âge-là, les jeunes doivent faire face à des angoisses, des désirs, des pulsions plus fortes qu'à l'âge adulte, et ils ont moins les moyens de les gérer, explique-t-elle. Ils passent à l'acte de plusieurs façons: violences, fugues, viols ou homicides et tentatives de suicide.» 700 adolescents se tuent chaque année. Une cinquantaine sont mis en cause dans des meurtres. Et ce chiffre, contrairement aux apparences, reste stable, tandis que le nombre de violences répertoriées chez les moins de 18 ans (coups et blessures) est passé, lui, de 3 500 en 1990 à 13 300 en 2000. Entre fascination et répulsion, ces «petits meurtres» troublent tant qu'on finit par les nier après s'en être ému. «Leur nombre n'augmente pas, mais il y a de moins en moins de condamnations, observe le psychologue Frank Ardouin, qui suit des adolescents meurtriers en prison. Ce qui n'aide pas ces jeunes à prendre conscience de la gravité de l'acte commis. Tous affichent un détachement glacial. Certains semblent presque soulagés d'avoir tué.» Frank Ardouin insiste: «En Europe, depuis l'affaire Dutroux, on se préoccupe désormais plus du meurtre psychique - la violence sexuelle - que du meurtre réel. J'ai vu récemment deux ados condamnés à dix et douze ans pour viol, tandis que deux autres ont pris sept et huit ans pour meurtre.» Dans les tribunaux des mineurs, on requalifie de plus en plus souvent les homicides en «coups et blessures ayant entraîné la mort». Tout se passe comme si on voulait lourdement surligner l'interdit sexuel et gommer la réalité du meurtre: l'élimination d'un être. Moins grave qu'un viol, vraiment?Violence
Ados meurtriers
Les Britanniques sont horrifiés par la montée de la criminalité chez les jeunes
LE MONDE | 25.08.07 | 14h06 • Mis à jour le 07.01.08 | 19h35
LONDRES CORRESPONDANT
Face à la révulsion que provoque la guerre des gangs, le gouvernement Brown prône désormais la tolérance zéro. Parmi les mesures préconisées figurent la hausse de 18 à 21 ans de l'âge minimum requis pour consommer de l'alcool, à l'origine de bon nombre d'incidents, ou l'obligation légale pour les témoins d'aider la police. Par ailleurs, l'adhésion à un gang armé pourrait entraîner un alourdissement substantiel des peines.
LAISSÉS-POUR-COMPTE
La réduction de la charge de travail administrative de la police devrait permettre d'accroître la visibilité des bobbies dans les quartiers à risque. Enfin, la priorité est de lutter contre le trafic d'armes - essentiellement originaire d'Europe de l'Est et d'Irlande du Nord -, dont le port de Liverpool est l'une des plaques tournantes. En 2006, les douanes britanniques n'ont saisi que 759 armes à feu. Faciles à trouver sur le marché noir, revolvers et carabines à canon scié sont bon marché, respectivement 150 livres et 50 livres.
"Nous n'avons ni les structures familiales de l'Europe du Sud ni les systèmes sociaux de l'Europe du Nord" : à l'instar du quotidien The Independent, les sociologues s'interrogent sur les raisons de cette flambée de délinquance juvénile. Certains montrent du doigt le fossé croissant entre riches et pauvres, créant une sous-classe de jeunes laissés-pour-compte du "miracle" économique travailliste.
Avec ses rangées de petites maisons coquettes, ses rues propres et ses voitures neuves bien garées, Croxteth Park, zone pavillonnaire de Liverpool où habitait le petit Rhys, à première vue, n'a rien d'un repaire de voyous. Mais, à deux pas, se trouvent deux des pires cités HLM du royaume, Croxteth et Norris Green, véritable jungle urbaine ravagée par la drogue et le vandalisme, d'où serait originaire le meurtrier présumé.
D'autres experts soulignent l'effet du plus haut taux de divorces en Europe, du nombre élevé de familles éclatées, ainsi que d'un système d'éducation public mal adapté. La vie familiale souffre des longues heures de travail des parents et surtout de l'affaiblissement des liens entre adultes et jeunes, plus marqué dans le royaume qu'ailleurs sur le continent. A écouter un criminologue, "ce fossé entre les générations est peut-être une forme extrême de la réserve et du respect de la vie privée chez les Britanniques, mais il est dangereux".
Article paru dans l'édition du 26.08.07.





