Cette brève missive en souhaitant Qu’à la veille de mon heure blanche
Vous pardonniez mon arrogance
Mais je pense qu’il y a urgence
Vous disiez harmoniser les apparences
De vos accords toujours en dissonance
Vous déclariez des ennemis qui avancent
Au son d’une marche en concordance
Avec vos cahiers de doléances.
Depuis ce jour marqué d’une pierre blanche
Dans cette inhumanité régnante
Vous tentiez d’abuser nos espérances
Quand vous rouliez sur l’or de vos exigences
Toujours avec négligence
Comme un oiseau sur la branche
Je vous observe en silence
Je vous chante maintenant sans relâche
Toute ma douleur sans menace
J’ai presque cent huit ans maintenant
Pourtant, je m’attriste davantage qu’avant
Votre Déesse Maya, votre dieu Argent
Qui ornent vos plus grandes places de richesse
Bien plus noires que nos poumons gris réunis
Dans la nuit glaciale qui oppresse déjà
Je sollicite aujourd’hui votre bienveillance
Monsieur le président de l’Humanité
Afin qu’avant mon dernier voyage
Qui m’emmènera vers d’autres rivages
Je puisse voir refleurir avec bonheur
Toutes les pensées de chaleur
Toutes les roses écloses au fond de nos cœurs
Les vertes vallées de candeur
Les bleuets éclatants de douceur
Comme un oiseau sur la branche
Je vous observe en silence
Je vous chante maintenant sans relâche
Toute ma douleur sans menace
DS.2-00030728(c) Article L. 111-1 du Code de la propriété intellectuelle - L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral, ainsi que des attributs d'ordre patrimonial (...).
TEXTE GUY BEART / MUSIQUE OLIVER YOUNG & HUGO RATON / IMPRO STUDIO HBS 07
Je suis né dans un arbre Et l'arbre on l'a coupé Dans le soufre et l'asphalte Il me faut respirer Mes racines vont sous le pavé Chercher une terre mouillée Qui suis-je Qu'y puis-je Dans ce monde en litige Qui suis-je Qu'y puis-je Dans ce monde en émoi ?
On m'a mis à l'école Et là j'ai tout appris Des poussières qui volent À l'étoile qui luit Une fois que j'ai tout digéré On me dit "Le monde a changé !" Qui change Qui range Dans ce monde en mélange Qui change Qui range Dans ce monde en émoi ?
On m'a dit "Faut te battre !" On m'a dit "Vas-y !" On me donne une grenade On me flanque un fusil Une fois qu'on s'est battu beaucoup On me dit "Embrassez-vous !" Qui crève Qui rêve Dans ce monde sans trêve Qui crève Qui rêve Dans ce monde en émoi ?
J'ai pris la route droite La route défendue La route maladroite Dans ce monde tordu En allant tout droit tout droit tout droit Je me suis retrouvé derrière moi ! Qui erre Qui espère Dans ce monde mystère Qui erre Qui espère Dans ce monde en émoi ?
On m'a dit "la famille", Les dollars les autos On m'a dit "la faucille", On m'a dit "le marteau", On m'a dit on m'a dit on m'a dit Et puis on s'est contredit ! Qui pense Qui danse Dans cette effervescence Qui pense qui danse Dans ce monde en émoi ? Mes amours étaient bonnes Avant que les docteurs Me disent que deux hormones Nous dirigent le cœur Maintenant quand j'aime je suis content Que ça ne vienne plus de mes sentiments ! Qui aime Qui saigne Dans ce monde sans thème Qui aime Qui saigne Dans ce monde en émoi ?
Et pourtant je me jette Et j'aime et je me bats Pour des mots pour des êtres Pour cet homme qui va Tout au fond de moi je crois je crois Je ne sais plus au juste en quoi ! Qui suis-je Qu'y puis-je Dans ce monde en litige Qui suis-je Qu'y puis-je Dans ce monde en émoi ?
Au plan mondial,la question de l'approvisionnement en eau devient chaque jour plus préoccupante. Le constat unanimement partagé est simple :déjà précaire dans certaines régions du globe, la situation ne pourra qu'empirer dans les années à venir.Le formidable essor démographique que va en effet connaître notre planète dans les vingt-cinq prochaines années va nécessairement s'accompagner d'uneexplosion de la consommation en eau et d'une dégradation de sa qualité.
Cela risque de mettre gravement en péril le ravitaillement en eau douce d'une grande partie de l'humanité et par voie de conséquence d'aggraver les conflits entre pays voisins ayant des ressources communes. Face à ce risque vital de pénurie d'eau, les rencontres internationales se multiplient pour tenter de développer au niveau mondial une vision partagée de la gestion des ressources en eau et d'obtenir les engagements politiques nécessaires à la résolution de ce problème à l'échelle planétaire. Maisune stratégie d'action globale semble difficile à définir.
Gestion de l'eau : Parole d'expert Bernard Barraqué, directeur de recherche au CNRS Journal du CNRS/septembre 2004
La demande croissante de nourriture, liée à l'accroissement de la population mondiale ainsi que l'utilisation toujours plus importante de biomasse telle que le pétrole, mettent sous tension les réserves en eau, selon des experts réunis cette semaine à Stockholm.
"Si nous regardons la quantité d'eau dont nous avons encore plus besoin pour la nourriture et celle pour la biomasse destinée à l'énergie... c'est plutôt inquiétant", résume Jan Lundqvist, qui dirige le programme scientifique de l'Institut international de l'eau de Stockholm (SIWI).
Les besoins en nourriture devraient doubler d'ici 2050. Parallèlement, le climat change et les réserves en pétrole qui s'amenuisent, pressent les pays à consacrer davantage de terres à la production de biomasse afin deremplacer les énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre.
Ces tendances risquent de se heurter à "la réalité biophysique de la pénurie de l'eau de la planète", souligne le SIWI qui a organisé la Semaine mondiale de l'eau dans la capitale suédoise.
"Quasiment chaque augmentation de l'eau utilisée dans l'agriculture affectera la quantité d'eau disponible pour d'autres utilisations, dont celle nécessaire pour que les écosystèmes soient préservés et puissent résister aux changements et perturbations", souligne l'institut dans une étude récente.
Selon M. Lundqvist, la population mondiale utilise aujourd'hui environ 4.500 km3 d'eau par an pour couvrir l'ensemble des besoins en eau y compris pour l'irrigation, l'utilisation urbaine et la production d'énergie.
Bien que ce nombre soit inférieur au seuil considéré comme "irresponsable sur le plan environnemental", il souligne que les besoins à venir pourraient conduire à une utilisation de l'eau dans des quantités dangereuses.
"Il pourrait être raisonnable sur le plan de l'environnement de retirer peut-être 6.000 (km3)", dit-il mais guère davantage car cela aurait un coût environnemental très élevé, l'eau étant indispensable aux différentes écosystèmes.
Selon le directeur de projet du SIWI Jakob Granit, des études récentes montrent que "d'ici 2030, la même quantité d'énergie, produite aujourd'hui à partir des énergies fossiles, devra provenir de la biomasse".
En même temps, les scientifiques prédisent que nous serons en mesure de "répondre aux demandes en nourriture d'ici 2050 si nous avons une utilisation de l'eau un peu plus efficace (...). Cela n'inclut pas l'eau dont nous avons besoin pour toute cette biomasse", a-t-il expliqué à l'AFP.
Aussi la meilleure manière de s'atteler au problème de l'amenuisement des réserves en eau est-elle d'améliorer l'utilisation de cette ressource et de la terre, relèvent les experts.
Il faut trouver en particulier une alternative aux systèmes d'irrigation, qui pressurisent les rivières, les lacs et nappes phréatiques, renchérit M. Lundqvist.
"Quand nous arrivons à l'irrigation, nous sommes au bout du chemin, toute l'eau disponible des rivières et autres ayant déjà été plus ou moins utilisée", dit-il.
Il propose alors de se centrer davantage sur le potentiel que les précipitations représentent.
"Dans une grande partie de l'Afrique, si l'on regarde le total de (la quantité de) l'eau de pluie (tombée) tout au long de l'année, la quantité est habituellement suffisante... pour faire pousser nombre de cultures", affirme-t-il.
Il conclut que si l'on parvenait à récupérer cette eau de pluie, "il serait possible d'accroître considérablement la production de nourriture dans ces zones". Nina LARSON STOCKHOLM (AFP) - 080824
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L’or noir est, depuis longtemps, un enjeu planétaire qui s’arrache au prix de la guerre. L’or bleu, le plus précieux, sera demain la ressource naturelle la plus convoitée.
A une époque où tout se négocie au prix fort la vision d’un monde équitable fait figure d’utopie. Et pourtant ! L’humanité, si elle veut perdurer, devra, bon gré mal gré, faire de cette utopie la réalité de demain, considérer la protection du vivant comme sa priorité absolue. Puisse la mutation se produire volontairement avant qu’une catastrophe majeure ne décide pour nous. Ds.2