[Général , Blogoblog , Album , Zikalement vôtre ! , Culture ] 04 novembre, 2008 21:18

Paris, juin 2078….

 

Comme un oiseau sur la branche

Je vous observe en silence

Je vous chante maintenant sans relâche

Toute ma douleur sans menace

 

Monsieur le président de l’Humanité

Je vous adresse par avance

Cette brève missive en souhaitant
Qu’à la veille de mon heure blanche

Vous pardonniez mon arrogance

Mais je pense qu’il y a urgence

 

Vous disiez harmoniser les apparences

De vos accords toujours en dissonance

Vous déclariez des ennemis qui avancent

Au son d’une marche en concordance

Avec vos cahiers de doléances.

 

Depuis ce jour marqué d’une pierre blanche

Dans cette inhumanité régnante

Vous tentiez d’abuser nos espérances

Quand vous rouliez sur l’or de vos exigences

Toujours avec négligence

 

Comme un oiseau sur la branche

Je vous observe en silence

Je vous chante maintenant sans relâche

Toute ma douleur sans menace

 

J’ai presque cent huit ans maintenant

Pourtant, je m’attriste davantage qu’avant

Votre Déesse Maya, votre dieu Argent

Qui ornent vos plus grandes places de richesse

Bien plus noires que nos poumons gris réunis

 

Dans la nuit glaciale qui oppresse déjà

Je sollicite aujourd’hui votre bienveillance

Monsieur le président de l’Humanité

Afin qu’avant mon dernier voyage

Qui m’emmènera vers d’autres rivages

 

Je puisse voir refleurir avec bonheur

Toutes les pensées de chaleur

Toutes les roses écloses au fond de nos cœurs

Les vertes vallées de candeur

Les bleuets éclatants de douceur

 

Comme un oiseau sur la branche

Je vous observe en silence

Je vous chante maintenant sans relâche

Toute ma douleur sans menace

DS.2-00030728(c)
Article L. 111-1 du Code de la propriété intellectuelle - L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral, ainsi que des attributs d'ordre patrimonial (...).

[Général ] 28 octobre, 2008 21:03

QUI SUIS-JE ? / Ds.2

TEXTE GUY BEART / MUSIQUE OLIVER YOUNG & HUGO RATON / IMPRO STUDIO HBS 07  

Je suis né dans un arbre
Et l'arbre on l'a coupé
Dans le soufre et l'asphalte
Il me faut respirer
Mes racines vont sous le pavé
Chercher une terre mouillée
Qui suis-je
Qu'y puis-je
Dans ce monde en litige
Qui suis-je
Qu'y puis-je
Dans ce monde en émoi ?

On m'a mis à l'école
Et là j'ai tout appris
Des poussières qui volent
À l'étoile qui luit
Une fois que j'ai tout digéré
On me dit "Le monde a changé !"
Qui change Qui range
Dans ce monde en mélange
Qui change
Qui range
Dans ce monde en émoi ?

On m'a dit "Faut te battre !"
On m'a dit "Vas-y !"
On me donne une grenade
On me flanque un fusil
Une fois qu'on s'est battu beaucoup
On me dit "Embrassez-vous !"
Qui crève
Qui rêve
Dans ce monde sans trêve
Qui crève
Qui rêve
Dans ce monde en émoi ?

J'ai pris la route droite
La route défendue
La route maladroite
Dans ce monde tordu
En allant tout droit tout droit tout droit
Je me suis retrouvé derrière moi !
Qui erre
Qui espère
Dans ce monde mystère
Qui erre
Qui espère
Dans ce monde en émoi ?

On m'a dit "la famille",
Les dollars les autos
On m'a dit "la faucille",
On m'a dit "le marteau",
On m'a dit on m'a dit on m'a dit
Et puis on s'est contredit !
Qui pense
Qui danse
Dans cette effervescence
Qui pense qui danse
Dans ce monde en émoi ?
Mes amours étaient bonnes
Avant que les docteurs
Me disent que deux hormones
Nous dirigent le cœur
Maintenant quand j'aime je suis content
Que ça ne vienne plus de mes sentiments !
Qui aime
Qui saigne
Dans ce monde sans thème
Qui aime
Qui saigne
Dans ce monde en émoi ?

Et pourtant je me jette
Et j'aime et je me bats
Pour des mots pour des êtres
Pour cet homme qui va
Tout au fond de moi je crois je crois
Je ne sais plus au juste en quoi !
Qui suis-je
Qu'y puis-je
Dans ce monde en litige
Qui suis-je
Qu'y puis-je
Dans ce monde en émoi ?

Paroles et Musique: Guy Béart 1969
© 1969 Editions Espace

[Général ] 19 octobre, 2008 08:24
Tlaloc & Huitzilopochtli
 
 

Au plan mondial, la question de l'approvisionnement en eau devient chaque jour plus préoccupante. Le constat unanimement partagé est simple : déjà précaire dans certaines régions du globe, la situation ne pourra qu'empirer dans les années à venir. Le formidable essor démographique que va en effet connaître notre planète dans les vingt-cinq prochaines années va nécessairement s'accompagner d'une explosion de la consommation en eau et d'une dégradation de sa qualité.

 

Cela risque de mettre gravement en péril le ravitaillement en eau douce d'une grande partie de l'humanité et par voie de conséquence d'aggraver les conflits entre pays voisins ayant des ressources communes. Face à ce risque vital de pénurie d'eau, les rencontres internationales se multiplient pour tenter de développer au niveau mondial une vision partagée de la gestion des ressources en eau et d'obtenir les engagements politiques nécessaires à la résolution de ce problème à l'échelle planétaire. Mais une stratégie d'action globale semble difficile à définir.

 

 

 


Gestion de l'eau : Parole d'expert

Bernard Barraqué, directeur de recherche au CNRS
Journal du CNRS/septembre 2004

Les guerres de l'eau n'auront pas lieu


Gestion de l'eau : le point de vue d'un spécialiste

Deux articles de Bernard Barraqué,
directeur de recherche au CNRS

Cinq paradoxes dans la politique de l'eau
Les services publics d'eau en France et en Europe

 
Source CNRS 
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La demande croissante de nourriture, liée à l'accroissement de la population mondiale ainsi que l'utilisation toujours plus importante de biomasse telle que le pétrole, mettent sous tension les réserves en eau, selon des experts réunis cette semaine à Stockholm.

"Si nous regardons la quantité d'eau dont nous avons encore plus besoin pour la nourriture et celle pour la biomasse destinée à l'énergie... c'est plutôt inquiétant", résume Jan Lundqvist, qui dirige le programme scientifique de l'Institut international de l'eau de Stockholm (SIWI).

Les besoins en nourriture devraient doubler d'ici 2050. Parallèlement, le climat change et les réserves en pétrole qui s'amenuisent, pressent les pays à consacrer davantage de terres à la production de biomasse afin de remplacer les énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre.
 

 
Ces tendances risquent de se heurter à "la réalité biophysique de la pénurie de l'eau de la planète", souligne le SIWI qui a organisé la Semaine mondiale de l'eau dans la capitale suédoise.

"Quasiment chaque augmentation de l'eau utilisée dans l'agriculture affectera la quantité d'eau disponible pour d'autres utilisations, dont celle nécessaire pour que les écosystèmes soient préservés et puissent résister aux changements et perturbations", souligne l'institut dans une étude récente.

Selon M. Lundqvist, la population mondiale utilise aujourd'hui environ 4.500 km3 d'eau par an pour couvrir l'ensemble des besoins en eau y compris pour l'irrigation, l'utilisation urbaine et la production d'énergie.

Bien que ce nombre soit inférieur au seuil considéré comme "irresponsable sur le plan environnemental", il souligne que les besoins à venir pourraient conduire à une utilisation de l'eau dans des quantités dangereuses.

"Il pourrait être raisonnable sur le plan de l'environnement de retirer peut-être 6.000 (km3)", dit-il mais guère davantage car cela aurait un coût environnemental très élevé, l'eau étant indispensable aux différentes écosystèmes.

Selon le directeur de projet du SIWI Jakob Granit, des études récentes montrent que "d'ici 2030, la même quantité d'énergie, produite aujourd'hui à partir des énergies fossiles, devra provenir de la biomasse".

En même temps, les scientifiques prédisent que nous serons en mesure de "répondre aux demandes en nourriture d'ici 2050 si nous avons une utilisation de l'eau un peu plus efficace (...). Cela n'inclut pas l'eau dont nous avons besoin pour toute cette biomasse", a-t-il expliqué à l'AFP.

Aussi la meilleure manière de s'atteler au problème de l'amenuisement des réserves en eau est-elle d'améliorer l'utilisation de cette ressource et de la terre, relèvent les experts.

Il faut trouver en particulier une alternative aux systèmes d'irrigation, qui pressurisent les rivières, les lacs et nappes phréatiques, renchérit M. Lundqvist.

"Quand nous arrivons à l'irrigation, nous sommes au bout du chemin, toute l'eau disponible des rivières et autres ayant déjà été plus ou moins utilisée", dit-il.

Il propose alors de se centrer davantage sur le potentiel que les précipitations représentent.

"Dans une grande partie de l'Afrique, si l'on regarde le total de (la quantité de) l'eau de pluie (tombée) tout au long de l'année, la quantité est habituellement suffisante... pour faire pousser nombre de cultures", affirme-t-il.

Il conclut que si l'on parvenait à récupérer cette eau de pluie, "il serait possible d'accroître considérablement la production de nourriture dans ces zones". Nina LARSON STOCKHOLM (AFP) - 080824
 
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L’or noir est, depuis longtemps, un enjeu planétaire qui s’arrache au prix de la guerre. L’or bleu, le plus précieux, sera demain la ressource naturelle la plus convoitée.
A une époque où tout se négocie au prix fort la vision d’un monde équitable fait figure d’utopie. Et pourtant ! L’humanité, si elle veut perdurer, devra, bon gré mal gré, faire de cette utopie la réalité de demain, considérer la protection du vivant comme sa priorité absolue. Puisse la mutation se produire volontairement avant qu’une catastrophe majeure ne décide pour nous. Ds.2

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