Pas si loin que ça ... Ds.20070509 

 


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Posté le 09/05/2007 13:09 sur Marianne.fr suite à l'article de Philippe Cohen

"Les trois erreurs de l'anti-sarkozysme

Sarkozy a-t-il gagné par la seule vertu de son habileté ? Ou bien ses opposants l'ont-ils « aidé » involontairement ? Premier examen de conscience à chaud..."

 

par Pastekos : Auriez-vous peur à présent à Marianne? retourneriez-vous votrre verste? Après tout lors du fameux numéro où vous passiez au peigne fin Sarko, vous finissiez je crois par cette phrase (grosso modo): "S'il devait passer nous savon que nous en paierions le prix. Nous l'acceptons". Je dois dire que le Marianne d'il y a quelque semaine est infiniement plus percutant, plus convaincant que le Marianne de cet article, qui se perd dans des dédales chaotiques, incohérents et abracabrantesques de Mea Culpa. Auriez-vous peur? Ce ne va pas bien avec la "une" de votr eprochain numéro. Vous n'avez pas peur de heurter votre lectorat, et vous me heurtez en vous réjouissant d'une possible explosion du PS (en mesurez-vous seulement les conséquenc"es?). Vous n'aviez pas peur de heurter le candidat Sarkozy Nicolas. Visiblement vous avez la trouille de heurter le président Nicolas Sarkozy.
 
Pour ma part je m'inspire toujours de Marianne. Mais le Grand Marianne. Celui d'il y a seulement quelques semaines. Deviendrez-vous un hebdomadaire soporifique de plus? Les forces progressistes viennent-elles de perdre leur seul hebdo percutant, et sans concession? Je le craint.

 


Des anti-Sarkozy bloquent le site universitaire de Tolbiac

PARIS (Reuters) - Environ 500 étudiants réunis en assemblée générale ont voté la grève et le blocage du site de Tolbiac de l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne pour protester contre les réformes universitaires prévues par Nicolas Sarkozy, rapporte le syndicat Sud Etudiant.


"Les cours n'ont pas lieu et des piquets de grève ont été installés après le vote", a déclaré un porte-parole.

"Ce sont des étudiants, pas seulement les nôtres. Ils viennent de tout Paris, d'autres universités", a précisé Mireille Chiroleu-Assouline, déléguée à la communication du président de l'université de Paris I, Pierre-Yves Hénin, qui s'est rendu sur le site, dans le XIIIe arrondissement de Paris.

Le lieu, fréquenté par 10.000 étudiants, se compose d'une tour de 22 étages, desservis par une quinzaine d'ascenseurs, ce qui explique la facilité à le bloquer.

"Les étudiants, les mêmes qui ont protesté contre le CPE, se sont réunis dans le plus grand amphithéâtre, le centre Mendès-France d'une capacité de 800 personnes", a dit la responsable selon laquelle des appels à bloquer l'université avaient été lancés la veille sur des sites internet.

"Nous ne remettons pas l'élection même en cause", a expliqué à la presse William, 25 ans, qui présidait une réunion dans l'après-midi dans un amphithéâtre de la faculté.

"On dit 'attention, il y a un programme qui va se mettre en place qui va vous laminer socialement", a-t-il déclaré, ajoutant : "Nous sommes la partie visible de l'iceberg".

Les étudiants ont décidé d'occuper un amphithéâtre pendant la nuit et de bloquer l'entrée du site jeudi. Ils devaient se réunir à nouveau jeudi matin.

APPEL AU CALME DE L'UNEF

"Il vaut mieux agir tout de suite qu'après", a déclaré à des journalistes Julien, un étudiant âgé de 18 ans. "Dites-moi comment on bloque une fac pendant les vacances... c'est fermé".

François Goulard, ministre délégué à l'Enseignement supérieur, a demandé au président de l'université de Paris I de "prendre toute mesure pour assurer la liberté d'accès au site et la continuité du service public".

Il considère dans un communiqué "comme profondément inadmissible qu'une minorité d'extrémistes, manifestant leur mépris de la démocratie, prétendent s'opposer à la mise en oeuvre du programme du président de la République."

Les débats de l'assemblée générale ont porté sur "les attaques au niveau universitaire" prêtées au futur président de la République, notamment sur le droit de grève, le service minimum et le statut des étudiants étrangers, a précisé de son côté le porte-parole de Sud Etudiant.

Tout en disant comprendre l'émotion de bon nombre de jeunes et étudiants "tant l'élection de Nicolas Sarkozy est source de bien plus de craintes que ce promesses", le syndicat Unef a lancé dans l'après-midi un appel au calme.

"Il serait à la fois contre-productif et contraire aux principes de la République de contester l'élection démocratique du nouveau président de la République", écrit-il. "L'Unef ne soutient pas les initiatives de blocage d'universités ou les manifestations de violence", ajoute le syndicat.
 
Selon un membre du rectorat de Paris, certains étudiants réclament l'annulation de l'élection de Nicolas Sarkozy, affirmant : "On a eu la peau du Contrat première embauche (CPE), on aura la peau de l'élection."

"Je ne comprends pas que des étudiants puissent contester la démocratie, je trouve cela étrange", a-t-il dit à Reuters.

PARIS (AP) 070509 - Plusieurs centaines de personnes ont défilé mercredi en début de soirée sur le boulevard Saint-Michel à Paris, aux cris de "Sarko facho, le peuple aura ta peau", dans un Quartier Latin quadrillé par des forces de l'ordre très nombreuses, a-t-on constaté sur place.


Les manifestants ont défilé une demi-heure avant d'être pris en tenaille par les gendarmes mobiles et les CRS vers 21h, à proximité du jardin du Luxembourg, où plusieurs dizaines d'interpellations, certaines mouvementées, ont été faites par les gendarmes mobiles. Les journalistes présents sur place ont été bloqués pendant plus d'une demi-heure à l'intérieur du dispositif policier.

Vers 22h30, une journaliste d'Associated Press a constaté l'arrivée de quatre grands cars de police remplis de personnes interpellées, essentiellement des jeunes, devant le commissariat de la rue de Clignancourt dans le 18e arrondissement. Alors que des interpellés tapaient sur les vitres d'un des autocars, des policiers ont jeté des gaz lacrymogènes à l'intérieur du véhicule à l'aide de deux bombes aérosols.

Les manifestants, dont une grande majorité de jeunes se réclamant de la mouvance libertaire, s'étaient rassemblés vers 19h30 place Saint-Michel avant de défiler une heure plus tard sur le boulevard Saint-Michel.

Certains manifestants avaient le visage masqué, et plusieurs face-à-face tendus ont eu lieu avec des gendarmes mobiles casqués, sans déboucher sur des incidents.

Plusieurs dizaines de militants d'extrême droite s'étaient rassemblés à la même heure à proximité de la station Port-Royal pour "commémorer" le décès de l'un d'entre eux, tombé d'un toit lors d'une manifestation il y a 12 ans.

Jointe par Associated Press, la préfecture de police a précisé que les deux rassemblements avaient été autorisés, mais qu'une "zone tampon" avait été prévue en haut du boulevard Saint-Michel, avec interdiction d'y défiler pour éviter tout contact entre les deux groupes. La préfecture de police assurait que les interpellations des manifestants partis de la place Saint-Michel avaient été faites "uniquement parce que ce groupe de manifestants avait pénétré dans cette zone-tampon interdite".

La préfecture de police précisait par ailleurs qu'aucun bilan chiffré du nombre d'interpellations ne devrait être communiqué avant jeudi matin.