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Pour que cette Grande Dame ne meure pas trop vite !
| POUR QUE CETTE GRANDE DAME NE MEURE PAS TROP VITE ! |
Le 19/10/1997DS2 DS.2 dS2 ds.2
Chère Nation, que ce passe-t-il? Que t’arrive-t-il?
Tu dérailles complètement?!
Non seulement ton taux de chômage est à son comble.
Si l’on compte tous les stages trompe-l’oeil, les emplois précaires ou de survivance; tu sais pertinemment que ton seuil est plutôt critique, et qu’il avoisinerait bien plus la barre des six millions cinq que des trois millions deux que tu ne cesses de nous garantir depuis assez longtemps
Et c’est une approximation qui, bien entendu, fait abstraction de ton «gras-double» que tu refuses de dégraisser depuis au moins vingt ans.
Non contente d’insister pour conserver cet amas virulent, tu as comme d’habitude décidé d’augmenter le poids de ta masse « fonctionnariale».
Alors méfies-toi, chère grande dame, car déjà tu frôles l’obésité avec un trop plein de cinq cent mille fonctionnaires pour un coup annuel de cent cinquante milliards de francs; si tu t’obstines encore à alourdir ce secteur, tu va finir par te vider définitivement du peu de forces vives qu’il te reste.
Le coeur d’une nation n’est pas d’ordinaire constitué d’un colossal mammouth endormi ou d’un ténia géant qui se nourrit et profite des fruits du labeur d’autrui; si c’est le cas, la nation toute entière finie par s'éssoufler et tu risques à force une apoplexie sociale qui te sera fatale.
Ta dernière trouvaille pour alléger tes maux est tellement aberrante, crois-tu sincèrement que promettre à tes cellules productives trente cinq heures de travail sans diminution de salaires soit véritablement honnête de ta part?! J'ai même entendu dans les rues de ta capitale scander un 32 heures.
Chère France, es-tu bien certaine de ne pas avoir fait trop ingérer d'anxiolytiques ou autres substances psychotropes à
tes citoyens durant plus de trente ans, toi, première nation consommatrice de ces "caches misère".
Qui peut croire que cela va te guérir?
Qui va payer ton traitement qui risque de nous coûter très cher?
Certainement pas ceux qui ne le peuvent déjà pas, et il en est hors de question d’ailleurs, l’on ne va pas retirer le peu de pain de la bouche qu’il reste à ceux qui non plus que ça pour subsister.
Qui alors ? Evidemment tu vas encore te remplir les poches sur le dos de ceux qui le peuvent encore; mais sans, bien entendu, oser t'attaquer aux intouchables scélérats.
Un peu d’augmentation de TVA par-ci, un peu d’impôts et de charges sociales en plus par-là, une répartition plus homogène à ton goût des différentes classes, dites favorisées ou pas, tu nous serres de plus en plus la ceinture et nul ne voit le résultat de tes régimes miracles.
D’ailleurs ce régime là, tu nous l’avais déjà proposé en 1981, où en est-on depuis?
Alors chère grande dame, il va falloir que tu réagisses au plus vite; cette nation qui a vu servir les plus grandes causes se retrouve affaiblie par l'injustice, l'inégalité, le mensonge, l'hypocrisie, l'intoxication médiatique, les pratiques de détournements de bien sociaux les plus abjects.
L'utopie serait de croire en un gouvernement qui redresserait manifestement ta situation générale, mais ta santé ne peut être recouvrée que si tes citoyens retrouvent confiance en toi, et en ton potentiel sur le plan mondial.
Car fini le cloisonnement d'un pays replié sur lui-même, si nous voulons faire face, il faut que tous: du simple ouvrier à l'homme d'état, sachent et acceptent que ce qu'ils pensent, ce qu'ils font, reporte sur eux-mêmes et sur autrui leurs agissements, qu'ils soient bons ou mauvais.
Ne soyons plus une meute de loups assoiffés par le pouvoir et l'argent facile, ni un troupeau de moutons qui bêlent un "oui" ou un "non" lorsqu'on le leur réclame.
L'urgence est là chaque jour un peu plus.
Cessons ton agonie sinous ne voulons pas que ce pays, nation des Droits de L'Homme ne finisse par mourir d'une trop grande stupidité. DS.
DS2 DS.2 dS2 ds.2
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Où en sommes-nous aujourd'hui ?
"Nous savons que la France ne va pas très bien et qu'elle s'enlisera inexorablement, si de véritables réformes ne sont pas menées : le caractère d’urgence se précise. Nous refusons d’imaginer une France où des touristes venus de grands pays au dynamisme préservé admireraient les vestiges de la brillante civilisation française comme nous-mêmes admirons actuellement les pyramides Egyptiennes, le Parthénon grec ou le Régistan à Samarcande"…
http://www.amipublic.com/qui/index.html






13/12/2005, 14:59
Subject: Votre contribution envoyée à l'Ami Public le 7/12/05
Date: Tue, 13 Dec 2005 13:20:43 +0100
Nous avons bien reçu votre contribution sous forme de blog et vous en remercions.
Autant nous sommes heureux de constater que vous suivez avec acuité notre propre démarche réformatrice, autant nous sommes réticents à ce que notre démarche soit, en la circonstance présente, quelque peu détournée de son sens et regrettons que, pour appuyer votre argumentation, vous utilisiez (en la même circonstance) sans notre accord un élément (parmi beaucoup d'autres) de nos réflexions.
En d'autres termes,
- L'Ami Public s'est toujours distingué des réformes simplistes, consistant par exemple à considérer les fonctionnaires comme du "gras double" budgétivore, ou un colossal mammouth endormi ou un ténia qui se nourrit et profite des fruits du labeur d'autrui ...
Si nous faisons confiance aux fonctionnaires eux-mêmes, nous restons toujours sur notre faim sur la volonté et le courage des responsables politiques de motiver ces serviteurs du bien public et d'en revoir les affectations dans certains secteurs.
Nous vous confirmons que nous sommes pour la suppression de la fonction publique (sauf en ses points régaliens : armée, police, magistrat) : le statut empêche en effet de bien gérer l'ensemble des ressources humaines et l'amélioration de la qualité des services rendus se traduit par une augmentation des moyens.
Nous proposons d'intégrer les fonctionnaires dans le statut du droit commun (CDI) et d'assurer les services publics par des délégations de mission après mises en concurrence.
- L'Ami Public reste à l'écoute des citoyens, privilégie les initiatives - positives et dignes d'être reconnues - de la base (élus locaux, régionaux, associations, etc..) et oeuvre, avec d'autres mouvements, pour que ces voies soient de plus en plus entendues et intégrées par nos responsables politiques.
L'urgence de courage réformiste est certes réelle.
Elle ne peut cependant être satisfaite par des recettes simplificatrices et donc réductrices (que vous-même regrettez en partie).
- L'Ami Public, s'il est d'essence française, est donc aussi d'essence universelle.
C'est pourquoi il s'est résolument engagé pour l'adoption (provisoirement reportée) d'une Constitution européenne.
C'est pourquoi il poursuit la configuration d'une "société rêvée" (cf. notre site) qui, au contraire de tout utopisme, prend en compte ce que les gens ordinaires vivent et espèrent, puis traduit, en propositions "politiques" ces aspirations (en concertation avec d'autres sensibilités européennes et outre-atlantiques).
Nous apprécierions que ce droit de réponse figure dans votre blog, car il peut alimenter, ne pensez-vous pas ?, la qualité de votre démarche en cours.
Au plaisir de votre réponse.
Bien cordialement.
Pour l'Ami Public, Michel Jouannot