J’en vois quelques-uns qui s’évertuent à garder la tête baissée, bien enfoncée entre les dédales de dalles mal posées. Ils se cognent au passage – et c’est bien malheureux ! - , butant sur toutes sortes de fondements vacillants qui nous emmènent vers un(des) but(s) incertain(s)/scabreux/chimérique(s)/utopique(s)/heureux/catastrophique(s) : qui sait ?!

J’en entends qui s’insurgent, en ce moment, ici ou ailleurs, du moindre changement, de quelque incompréhension ça et là.

Quelques-uns ailleurs, ou au même endroit, redressent le regard. Pointant le nez vers l’horizon, l’œil aguerri.
Les sens en éveil, l’Homme s’arrête, un instant, peut-être plus, tentant d’apporter une compréhension à un phénomène. En observant, mesurant, croisant, une situation, un évènement, naturel ou pas.

La tradition humaine veut que la personne cherche des réponses aux questions qu’elle se pose (et qu’on lui pose). De grande envergure ou pas les « jeux d’apprentis sorciers » que pratique notre espèce (qui se raréfiera aussi : il n’y a pas de raison) ne sont jamais anodins.

La vigilance se doit oui, lorsque l’on sait qu’un simple battement d’aile de papillon peut avoir la puissance d’une secousse sismique, un Hiroshima2. « Ce qui est à l’extérieur est=haït/ce qui est à l’intérieur ».

Que faire donc de nos « PAS DE GEANTS POUR L'HUMANITE » ?!

Avancer à pas feutrés, en grande pompe, avec des bottes de 7 lieux … que sais-je Aller sur Mars, Saturne, voir s’il n’y aurait pas un Jupiton derrière Jupiter ... Ds.2 DS2 DS.2 dS2 ds.2

NB/ Vivre (en tour cas) debout !!(*) Les pieds : bien sur terre. DS2 DS.2 dS2 ds.2


 

Vivre debout
Paroles et Musique: Jacques Brel 1962

 


Voilà que l'on se cache
Quand se lève le vent
De peur qu'il ne nous pousse
Vers des combats trop rudes
Voilà que l'on se cache
Dans chaque amour naissant
Qui nous dit après l'autre
Je suis la certitude
Voilà que l'on se cache
Que notre ombre un instant
Pour mieux fuir l'inquiétude
Soit l'ombre d'un enfant
L'ombre des habitudes
Qu'on a plantées en nous
Quand nous avions vingt ans

Serait-il impossible de vivre debout

Voilà qu'on s'agenouille
D'être à moitié tombé
Sous l'incroyable poids
De nos croix illusoires
Voilà qu'on s'agenouille
Et déjà retombé
Pour avoir été grand
L'espace d'un miroir
Voilà qu'on s'agenouille
Alors que notre espoir
Se réduit à prier
Alors qu'il est trop tard
Qu'on ne peut plus gagner
A tous ces rendez-vous
Que nous avons manqués

Serait-il impossible de vivre debout

Voilà que l'on se couche
Pour la moindre amourette
Pour la moindre fleurette
A qui l'on dit toujours
Voilà que l'on se couche
Pour mieux perdre la tête
Pour mieux brûler l'ennui
A des reflets d'amour
Voilà que l'on se couche
De l'envie qui s'arrête
De prolonger le jour
Pour mieux faire notre cour
A la mort qui s'apprête
Pour être jusqu'au bout
Notre propre défaite

Serait-il impossible de vivre debout